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©  Hans Versmissen

La Biennale "Off"

Lors de chaque édition de l'Été des Portraits, un certain nombre d’invités constitue la Biennale "Off" avec plusieurs expositions thématiques.

La Biennale "Off" est l'occasion de découvrir le travail de plusieurs photographes de renommée nationale et internationale, dans une approche artistique et esthétique.

En 2021, nos invités d’honneur (guests) seront :

• Anny Duperey, marraine de l'édition

• Éric Bouvet (Paris)

• Françoise et Jacques Hirn (Le Mans)

• Charles Lelu (Mercurey)

• Louise et Joseph Simone (Québec - Canada)

• Laurent Yeghicheyan (Marseille)

• Gianni Bellesia (Mantou / Italie)

• Les MOFS 2019 (Membres du jury)

 

Anny Duperey

Exposition photographique à l'Espace Robert Cochet

Du 11 juillet au 31 octobre 2021

"C’est vers 24 ans que j’achetais mon appareil photo, un Leicaflex SL2. Pendant une vingtaine d’années, je m’adonnais passionnément à la photographie argentique, travaux de laboratoire inclus. Paysages, natures mortes, mais aussi portraits de mes camarades acteurs. J’aimais par dessus tout ceux où ils n’étaient pas "en représentation", que je saisissais parfois sans qu’ils s’en aperçoivent. Capter un instant d’abandon véritable, leur personnalité profonde. Saisir un petit bout d’âme, et en faire un de ces "portraits intemporels" que j’aime tant..."

Née le 28 juin 1947 à Rouen, Anny Duperey est comédienne de théâtre et de cinéma mais elle est également peintre, écrivain et photographe.

 

En Juillet-Août 2018, elle a exposé ses photographies argentiques en Corrèze, auprès de celles de son père, Lucien Legras. En novembre 2018, la galerie parisienne VOZ lui a consacré une exposition reprenant l’ensemble de son œuvre photographique. En janvier 2019, ses photos ont été exposées dans le cadre de la manifestation Carte Blanche aux galeries d’art à l’espace Landowski de Boulogne Billancourt. Une exposition lui a été consacrée en Février 2019 à la galerie Chapitre XII de Bruxelles. De la mi-Mai à la mi-Juin 2019, la galerie Parallax à Aix-en-Provence lui a ouvre ses portes. En septembre 2019, elle a été la marraine et l’invité d’honneur du festival Off de "Visa pour l’image" à Perpignan au mois de Septembre. En Octobre 2019, elle exposa en Belgique à Waterloo dans la célèbre galerie "Les écuries".

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Nathalie Baye - © Anny Duperey
 

Éric Bouvet

Expositions photographiques

au Square Jean-Moulin et au Jardin de la Collégiale

Du 11 juillet au 31 octobre 2021

Depuis quatre décennies, Éric Bouvet parcourt le monde et couvre les plus grands événements marquants de l’humanité ainsi que la plupart des conflits qui changent le cours de l’histoire. Son engagement dans la photographie et la richesse de ses témoignages sont récompensés par de nombreux prix : 5 World Press, 2 Visa d’or, le prix Paris Match, le prix du correspondant de guerre, le prix du Public de Bayeux, la médaille d’or du 150ème anniversaire de la photographie, le prix du Front Line club.

 

À 20 ans, il entre à l’agence Gamma et couvre plusieurs conflits dont ceux d’Afghanistan, d’Irak ou du Soudan. En 1990, il reçoit le World Press catégorie “News” pour ses images des funérailles de l’ayatollah Khomeini. Il débute ensuite une carrière de photographe indépendant. De la chute du mur de Berlin au soulèvement du peuple ukrainien en 2014, il n’a jamais cessé d’illustrer les révoltes populaires.

Son travail a notamment été récompensé par le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre en 2000, pour son sujet sur les affrontements en Tchétchénie, et par un Visa d’or News, en 2014, pour son reportage à Bab al-Azizia, en Libye, sur la fin du régime de Kadhafi. Ses sujets, réalisés en 2012 sur les rassemblements pacifistes Rainbow Family et Burning Man, marquent une pause salvatrice dans sa carrière internationale.

Éric Bouvet a reçu le Prix Polka du photographe de l’année 2020 pour la globalité de son travail sur la crise sanitaire du Covid-19.

La première ligne. Service de réanimation. Hôpital Lariboisière. APHP. Paris

 

" Série née de mon expérience de photographes de conflits durant plusieurs décennies. Dans une armée conventionnelle, suivant les moyens du pays, il faut entre six à dix personnes pour la logistique du combattant. Je me suis posé la question en ayant travaillé cette année durant les confinements dans les services de réanimations, combien de personnes pour s'occuper d'un patient ? Il faut donc douze personnes.

J'ai été subjugué par le travail de ces professionnels de santé, dans leur devoir, leur tâche, leur humanité. Il m'a semblé évident de leur donner une autre visibilité qu'au milieu de leur lieu de travail et complètement anonyme derrière leur masque. 

Les voici donc à visage découvert ces femmes et hommes incroyables avec leur témoignage, fort, très fort… Ils m'ont touché… Il m'est arrivé dans mes quarante années de journalisme de ne plus appliquer ce devoir de neutralité qu'il nous doit être, oui cette fois ci, encore, l'émotion et l'admiration l'ont emporté. Nous leur devons beaucoup. Ce n'est plus à la mode de les applaudir, mais moi je ne les oublierai jamais. "

Exposition photographique au Square Jean-Moulin - du 11 juillet au 31 octobre 2021

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Chaos (Ukraine - Irak - Espagne - Fance)

 

" Ces quelques images ne sont que la genèse de ce projet commencé en 2014, coupé dans mon élan par la chute des budgets alloués par la presse qui était mon principal employeur. J'ai soixante ans cette année mais je compte bien continuer cette série.

 

Le photojournalisme que j'ai connu dans les années 1980 n'a plus lieu d'être. Les ponts sont jetés car comment nommer ce travail ? Un documentaire ? Un travail de photographie contemporaine ? Un témoignage ? Qu'importe comment vous le percevez, l'important c'est qu'il y ait une réflexion ! C'est le propre d'un travail journalistique, photographique, artistique. L'auteur peut prendre le biais qu'il voudra, du moment que le spectateur soit réceptif au questionnement, car c'est de cela qu'il s'agit, mon métier c'est de vous donner des éléments pour vous faire réfléchir, sans apporter de réponses. 

 

Le travail est en partie fait avec une chambre grand format 4X5 avec du film négatif couleur. Le but est de photographier une personne, et sur la même vue faire une superposition de ce qu'elle voit, ce qu'il y a donc derrière mon dos. L'on nous reproche souvent notre point de vue, notre cadrage dans mon métier de photographe. Car un cadrage dirige le regard, l'opinion du spectateur, il n'y a donc pas de vérité absolue. De ce fait, j'élargis la scène en montrant le recto-verso de ces lieux de chaos, qu'ils soient politique, conflictuel, sociétal, climatique, écologique... "

Exposition photographique au Jardin de la Collégiale - du 11 juillet au 31 octobre 2021

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© Éric Bouvet
 

Françoise et Jacques Hirn

Photographes sociaux au regard esthétisant, créatif et respectueux. Exposition photographique à l'Espace Robert Cochet

Du 11 juillet au 31 octobre 2021

Françoise et Jacques Hirn, photographes dits "sociaux", posent un regard sur la féminité, le sujet n'est pas nouveau, mais l'arrivée du numérique et des réseaux sociaux ont accentués le phénomène, mais pas toujours de façon élégante !

Leur regard à eux se veut esthétisant, créatif et respectueux, en y apportant une présentation des images peut-être plus personnelle.


La mise en valeur des portraits a toujours été une constante au sein de leur activité : portraits photographiés et retouchés en peinture.

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© Françoise et Jacques Hirn
 

Charles Lelu

Exposition "Génération 2020 : Avoir 20 ans en 2020"
Du 11 juillet au 31 octobre 2021

Travail autour du portrait de jeunes de la Génération 2000 qui ont 20 ans en 2020.


Après un audit, le même pour toutes et tous, autour de cinq thèmes : la Liberté, le Travail, l'Argent, le Bonheur, l'Amour, s'en est suivi un entretien individuel pour analyser les différentes réponses. Ce travail me tenait à cœur depuis fort longtemps, au vu de grands reportages sur des jeunes du monde entier. Parfois privés d'adolescence et passés trop vite à l'âge adulte ou bien enrôlés de force dans des conflits armés, obligés de faire vivre leur famille, exploités dans certains cas...

 

Je voulais savoir comment se positionnent nos jeunes en France et comment ils appréhendent leur avenir au même âge.


Réalisation de portraits avec un parti pris : le même type de lumiére et un fond noir, la nuit, un élément féminin, mettant en valeur leurs visages et révélant leur personnalité. Les prises de vues et les compositions sont en revanche différentes, ponctuant leurs propos sur ces cinq thèmes. Un travail très enrichissant pour les deux parties, pour les jeunes comme pour moi. Ils se révèlent à travers l'image et pour moi c'est un éclair de lumière qui m'aide à mieux comprendre la génération 2000. Ce travail confirme que pour la plupart, nos jeunes de 20 ans ont souvent des désirs simples, sont encore pleins d'illusions, d'ambitions et bien sûr de doutes... Mais après tout, cette génération est-elle si différente de la nôtre ou de celle de nos parents ?

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© Charles Lelu
 

Louise et Joseph Simone

Exposition photographique Underwater

Grilles des Thermes au Quartier Thermal

La carrière prolifique de Joseph et Louise Simone en tant qu'artistes de renommée internationale a débuté en 1975 lorsqu’ils ont ouvert leur propre studio à Montréal, Québec, Canada. Tous deux ont reçu de nombreux titres de prestige au Québec, au Canada et aux États-Unis. Ils sont tous deux membres du prestigieux groupe de Cameracraftsmen of America.

 

Ils ne cessent de pousser leurs limites. Ces dernières années, leur parcours et leur évolution en photographie les ont amenés à explorer un nouvel art visuel alliant photographie numérique, peinture et utilisant d'autres matériaux.

 

Louise et Joseph Simone sont tous deux instructeurs internationaux pour Professional Photographers of America. Leur passion pour créer des images originales et remarquables est infinie. Ils ont enseigné de nombreux ateliers autour du monde pour des photographes professionnels afin de partager leurs expériences et connaissances avec leurs pairs. Le partage des connaissances et passions est, pour Louise et Joseph, une valeur fondamentale afin de grandir et progresser.

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© Simone
 

Laurent Yeghicheyan

Composition picturale intimiste - Rue de la Collégiale

Dans sa recherche de l'essentiel, Laurent propose de nous raconter l'histoire d'un homme ou d'une femme. Le masque social est gommé, le style est alors centré sur les sensations du sujet, parfois nu, parfois costumé, au gré de l'envie, comme l’idée d’offrir aux "imagés" une seconde peau : il enduit parfois les corps d’argile blanche, il renvoie l’être à son état naturel - modelage et parcours initiatique de la substance. Texture de peau, gestuelle et entrée dans la lumière de ces corps statufiés adoptant une allure mystique obligatoirement esthétique.

Jamais grossier, uniquement guidé par ses ressentis, Laurent ne s'arrête pas là : inclusion des sujets
dans la matière Nature... Il éprouve alors le besoin d’aller plus loin dans ce voyage. Son imaginaire explose les conventions dans la fusion des corps humains avec la terre, la roche, les herbes et les arbres. Parfois une femme dort, libérée et confiante, réunie dans son être, sur un lit, dans cette chambre où elle n'aurait jamais cru pouvoir trouver le sommeil. Laurent est poète, Laurent allège des maux... Il se défait de ses propres liens.


Vous saurez alors faire votre propre lecture de ses images.

 

Élu major au titre de Portraitiste de France à deux reprises, en 1999 et 2005, Laurent Yeghicheyan nous présente la somme de son travail, à mi-chemin entre l’image pure et la composition picturale intimiste. C’est à Marseille qu’il œuvre aujourd’hui, et conserve toujours à l’esprit que, si la photographie fixe pour ensuite prolonger l’instant dans le temps, elle demeure un rapport direct à l’Être. Convaincu et initié à l’analyse de l’image, il nous propose la lecture de nos visages, de nos corps et bientôt de nos âmes. Quand un œil dans le cœur de l’objectif vient parler à notre "Moi" profond. Venez à la rencontre d’un photographe "catharsique".

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© Laurent Yeghicheyan
 

Les autres expositions

Gianni Bellesia - Espace Robert Cochet

Gianni Bellesia, photographe italien originaire de Mantou, exposera le "Fermatempo", la bouteille devenue presse papier avec l’image d’un téléphone portable qui fige un moment de la vie. Une traduction moderne et terrestre de la bouteille à la mer.

Les Meilleurs ouvriers de France 2019 - Rue de la Collégiale

Exposition en grand format de deux portraits de chaque Meilleur Ouvrier de France (soit 10 portraits MOF 2019), membres du Jury de l'Été des Portraits 2021.

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